La Foule

Je venais de dépasser la foule
Non pour aller plus vite, la devancer,
Mais pour ne pas la subir, ne pas l’avoir à vue.
Elle me dominait, me stressait, m’envoûtait,
Tout paraissait plus facile, anonyme
Elle n’était que fantasmes et sauvagerie.
Seul, je dominais mes peurs
Elle, les transcendait
Portant aux nus mes faiblesses.
Elle me donnait le courage des lâches
La force de l’union
Le bêlement de l’adepte.
Avec elle j’ai torturé
Tondu
lapidé
Elle juge
condamne
exécute…….

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l´arracher d´entre mes bras…

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l´un de l´autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S´étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure…

Entraînée par la foule qui s´élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L´homme qu´elle m´avait donné
Et que je n´ai jamais retrouvé…

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Au village

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6 avril

6 avril 1994

RWANDA

1885/1994

Premier génocide dû a la colonisation

Premier génocide dû a l’acculturation

Premier génocide avec l’aide de la communauté internationale

Premier génocide ou le véritable génocidaire n’est pas le bras armé qui exécute

Premier génocide qui nous montre jusqu’ou le fichage peut aller

Premier génocide civil

Rwanda, un peuple sacrifié

RWANDA

6 avril 1994

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L’impossibilité d’être

L’impossibilité d’être ou l’incapacité humaine.

Il me suffirait de m’éveiller au jour nouveau sans projet, sans pensée.

Il me suffirait d’ouvrir les yeux, de regarder, de contempler.

Il me suffirait de ne pas être, de me laisser porter par le rien

il me suffirait d’une légère bise sur mon corps nu.

il me suffirait d’une chaleur humide sur mon sexe.

il me suffirait de jouir de l’instant qu’il m’est donné.

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Droits des peuples

La Déclaration universelle des droits des peuples

Alger, 4 juillet 1976 *


Préambule

Nous vivons des temps de grandes espérances, mais aussi de profondes inquiétudes :

  • des temps pleins de conflits et de contradictions ;
  • des temps où les luttes de libération ont soulevé les peuples du monde contre les structures nationales et internationales de l’impérialisme et sont parvenues à renverser des systèmes coloniaux ;
  • des temps de luttes et de victoires où les nations se donnent, entre elles ou à l’intérieur de chacune d’elles, de nouveaux idéaux de justice ;
  • des temps où les résolutions de l’assemblée générale des Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme à la Charte des droits et Devoirs économiques des États, ont exprimé la recherche d’un nouvel ordre politique et économique international.

Mais ce sont aussi des temps de frustrations et de défaites où de nouvelles formes d’impérialisme apparaissent pour opprimer et exploiter les peuples.

L’impérialisme, par des procédés perfides et brutaux, avec la complicité de gouvernements souvent installés par lui-même, continue à dominer une partie du monde. Par intervention directe ou indirecte, par le biais des entreprises multinationales, par l’utilisation de politiciens locaux corrompus, par l’aide à des régimes militaires fondés sur la répression policière, la torture et l’extermination physique des opposants, par un ensemble de pratiques auxquelles on a donné le nom de néo-colonialisme, l’impérialisme étend son emprise sur de nombreux peuples.

Conscients d’interpréter les aspirations de notre époque, nous nous sommes réunis à Alger pour proclamer que tous les peuples du monde ont un droit égal à la liberté, le droit de s’affranchir de toute ingérence étrangère et de se donner le gouvernement de leur choix, le droit, s’ils sont asservis, de lutter pour leur libération, le droit de bénéficier, dans leur lutte, de l’assistance des autres peuples.

Persuadés que le respect effectif des droits de l’homme implique le respect des droits des peuples, nous avons adopté la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DES PEUPLES.

Que tous ceux qui, à travers le monde, mènent le grand combat, parfois les armes à la main, pour la libération de tous les peuples, trouvent dans la présente Déclaration l’assurance de la légitimité de leur lutte.

Section I. Droit à l’existence

Art. 1. Tout peuple a droit à l’existence.

Art. 2. Tout peuple a droit au respect de son identité nationale et culturelle.

Art. 3. Tout peuple a le droit de conserver la possession paisible de son territoire et d’y retourner en cas d’expulsion.

Art. 4. Nul ne peut être, en raison de son identité nationale ou culturelle, l’objet de massacre, torture, persécution, déportation, expulsion ou soumis à des conditions de vie de nature à compromettre l’identité ou l’intégrité du peuple auquel il appartient.

Section II. Droit à l’autodétermination politique

Art. 5. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. Il détermine son statut politique en toute liberté, sans aucune ingérence étrangère extérieure.

Art. 6. Tout peuple a le droit de s’affranchir de toute domination coloniale ou étrangère directe ou indirecte et de tout régime raciste.

Art. 7. Tout peuple a droit à un régime démocratique représentant l’ensemble des citoyens, sans distinction de race, de sexe, de croyance ou de couleur et capable d’assurer le respect effectif des droits de l’homme, et des libertés fondamentales pour tous.

Section III. Droits économiques des peuples

Art. 8. Tout peuple a un droit exclusif sur ses richesses et ses ressources naturelles. Il a le droit de les récupérer s’il en a été spolié, ainsi que de recouvrer les indemnisations injustement payées.

Art. 9. Le progrès scientifique et technique faisant partie du patrimoine commun de l’humanité, tout peuple a le droit d’y participer.

Art. 10. Tout peuple a droit à ce que son travail soit justement évalué et à ce que les échanges internationaux se fassent à des conditions égales et équitables.

Art. 11. Tout peuple a le droit de se donner le système économique et social de son choix et de poursuivre sa propre voie dans le développement économique en toute liberté et sans ingérence extérieure.

Art. 12. Les droits économiques ci-dessus énoncés doivent s’exercer dans un esprit de solidarité entre les peuples du monde et en tenant compte de leurs intérêts respectifs.

Section IV. Droit à la culture

Art. 13. Tout peuple a le droit de parler sa langue, de préserver, de développer sa culture, contribuant ainsi à l’enrichissement de la culture de l’humanité.

Art. 14. Tout peuple a droit à ses richesses artistiques, historiques et culturelles.

Art. 15. Tout peuple a le droit de ne pas se voir imposer une culture qui lui soit étrangère.

Section V. Droit à l’environnement et aux ressources communes

Art. 16. Tout peuple a droit à la conservation, à la protection et à l’amélioration de son environnement.

Art. 17. Tout peuple a droit à l’utilisation du patrimoine commun de l’humanité tels que la haute mer, les fonds des mers, l’espace extra-atmosphérique.

Art. 18. Dans l’exercice des droits qui précèdent, tout peuple doit tenir compte de la nécessité de coordonner les exigences de son développement économique et celles de la solidarité entre tous les peuples du monde.

Section VI. Droits des minorités

Art. 19. Lorsqu’un peuple constitue une minorité au sein d’un État, il a droit au respect de son identité, de ses traditions, de sa langue et de son patrimoine culturel.

Art. 20. Les membres de la minorité doivent jouir, sans discrimination, des mêmes droits que les autres ressortissants de l’État et participer avec eux à la vie publique, à égalité.

Art. 21. L’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des intérêts légitimes de la communauté prise dans son ensemble et ne saurait autoriser une atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité politique de l’État, dès lors que celui-ci se conduit conformément à tous les principes énoncés dans la présente Déclaration.

Section VII. Garanties et sanctions

Art. 22. Tout manquement aux dispositions de la présente Déclaration constitue une transgression d’obligation envers la communauté internationale tout entière.

Art. 23. Tout préjudice résultant d’un manquement à la présente Déclaration doit être intégralement réparé par celui qui l’a causé.

Art. 24. Tout enrichissement au détriment d’un peuple en violation des dispositions de la présente déclaration doit donner lieu à restitution des profits ainsi obtenus. Il en est de même de tous les profits excessifs réalisés par des investissements d’origine étrangère.

Art. 25. Tous traités, accords ou contrats inégaux, passés au mépris des droits fondamentaux des peuples ne sauraient produire aucun effet.

Art. 26. Les charges financières extérieures devenues excessives et insupportables pour les peuples cessent d’être exigibles.

Art. 27. Les atteintes les plus graves aux droits fondamentaux des peuples notamment à leur droit à l’existence, constituent des crimes internationaux, entraînant la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs.

Art. 28. Tout peuple dont les droits fondamentaux sont gravement méconnus a le droit de les faire valoir, notamment par la lutte politique ou syndicale, et même, en dernière instance, par le recours à la force.

Art. 29. Les mouvements de libération doivent avoir accès aux organisations internationales, et leurs combattants ont droit à la protection du droit humanitaire de la guerre.

Art. 30. Le rétablissement des droits fondamentaux d’un peuple, lorsqu’ils sont gravement méconnus, est un devoir qui s’impose à tous les membres de la communauté internationale.


* La Déclaration universelle des droits des peuples a été publiée (en trois langues : français, anglais et espagnol) par les Éditions François Maspero (Paris, 1977). Elle figure notamment dans : Peuples et États du tiers monde face à l’ordre international, PUF, Paris, 1978 ; Pour un droit des peuples, Berger-Levrault, Paris, 1978 ; Les Droits des humains, Université de Paix, Bruxelles, 1979 ; Daniel COLARD, Droit des relations internationales. Documents fondamentaux, Masson, Paris, 1983.

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Liberté d’expression

Les évènements journalistiques, politiques, civils de ces jours m’ont ramené quelques dizaines d’années en arrière. Ce fait que je vais vous conter m’a marqué,  il me revient en mémoire assez souvent et à nouveau ces jours, de force.

"Plaisance", quartier HLM de la banlieue nantaise, au centre un terrain de foot sur gravier. Les parties sont acharnées entre le nord et le sud.  Sans arbitre, les matchs sont âpres et disputés mais  nos règles toujours respectées. Les mains, les genoux et parfois les visages subissent la loi du gravier, mais cet exutoire est salutaire et nous permet le respect de tous à chacun. Là, les différents se règlent balle au pied!

Chacun connaît chacun et même plus. Nous savons qui est la sœur, qui est le frère, la mère, le père, l’amant, le curé qui joue avec nous de temps en temps, locataire d’une église en préfabriqué où il y multiplie les ateliers et préparations aux différentes sorties libres de toutes croyances.

Il y a quelques coins de pelouses où des arbres clôturés semblent ne jamais vouloir grandir. Les soirs d’été ce sont de véritables plages à touristes et y planter son parasol relève d’un véritable défit. Nous y jouons à la pichenette en mâchouillant un brin d’herbe, nous y faisons les beaux pour épater les belles, nous y vivons sans contraintes, demain est encore à vingt mille lieue de l’île la plus éloignée de not’ quartier.

Lionel et Abdel sont, non pas comme les deux doigts de la main qui en compte cinq, mais comme les deux ventricules d’un même cœur.  Vous dire qu’ils pourraient être frères n’est rien,  leur prêter une amitié hors du commun n’est rien. L’un se lève en étant l’autre, et l’autre se couche en étant l’un, et  vis versa. Pendant la journée ils sont eux, rien de plus. Ils ne sont pas d’accord ils en rient. Les filles les aiment, pas Abdel, pas Lionel, mais eux. Les garçons les jalousent, ça ne se fait pas de s’entendre comme cela. Tout le quartier les adorent, aucun nuage sur eux, le soleil semble avoir trouvé son paradis.

Début des années 70 on vient de condamner un homme pour injures racistes, les journaux en parlent, la télévision, le quartier. On ne pourra plus traiter de sale bicot, sale arabe, sale juif, etc. sans en répondre devant la justice.

Les journaux satirique s’en mêle "Hara Kiri" en tête (peut-être déjà Charlie Hebdo) on a le même remue ménage qu’aujourd’hui, "liberté d’expression", peut-on dire à un arabe qu’il est con sans tomber sous les coups de la loi entend-t-on, et tant d’autres opinions. Pendant plusieurs soirs dans le quartier les discutions bouillonnent, ça devient un fait de société.

Abdel et Lionel ne sont pas d’accord… ils vont en rire…

Je ne sais pas ce qu’est une explosion nucléaire pour ne l’avoir jamais vécu, ni un tsunami, ni un véritable tremblement de terre, mais ce jour là, pour avoir été présent,  je me suis fissuré comme ceux autour de moi, comme Lionel et surement, après le recul, comme Abdel.

"Raciste !" – C’est une terrible explosion, Lionel la subit de plein fouet, il blêmit, transpire, se met à trembler. Il est soulevé de terre,  projeté contre un mur d’incompréhension. L’écho se fait, se répercute au milieu des immeubles et mille éclats viennent se planter dans ses chairs "raciste !". Il reste planter là, Abdel le regarde il ne comprend pas non plus comment ce mot a pu lui échapper. Le silence qui suit  devient douloureux à la limite du soutenable, chacun inconsciemment  prend acte  que l’éternité a pris la mesure de l’instant.

Les jours qui ont suivit furent tristes et animées de discutions nauséabondes. Chacun voulant expliquer ce qui n’aurait jamais du arriver.

Lionel est devenu menuisier, Abdel chauffeur de taxi.  Après cet évènement on ne les a plus jamais vu ensemble.

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L’SDF (plagiat)

Souvent pour humilier, les hommes de pouvoirs
rejettent à la rue de pauvres diables
qui survivent d’expédients sur les trottoirs
de dérivent malsaines  souvent minables

A peine se sont-ils retrouvés dépossédés
que ces mendiants de la rue, humiliés
se cachent dans des taudis improvisés
pour garder ce qui leur reste d’intimité

Ces êtres blessés comme ils sont fiers
Eux qui naguère étaient  forces vives
regardez-les au bord de gouffres amers
s’échiner pour que l’humain survive

Le SDF est semblable au prince des nuées
qui hante la société et se rit de crever
Exilé dans la rue au milieu des risées
Son espoir en la vie l’empêche de sombrer

Ce poème est entièrement copié sur l’albatros de Baudelaire. je voulais en laisser même certaines strophes  entière (dont la dernière) tant cela collait parfaitement à la réalité. J’adore ce poème car il décrit bien notre société et il s’adresse à tout les humiliés. Il y a en chacun une part de beau qui se révèle ou pas. Les circonstances de la vie n’aide pas toujours à cela. "être né quelque part" comme le dit Le Forestier, fait qu’on a de la chance ou pas, et les rencontres tout au long de notre vie fortifient ou affaiblissent cela (nous serons chair ou squelette). Il y a des phrases terribles que l’on pourrait associer à cela "Vous brûlerez ce que vous avez aimé", etc.
Je pourrais aussi dédier ce texte à tous les cancres (dont je fus) qui ont reçu le bonnet d’âne, les brimades, parce que leurs mondes n’étaient pas le leur, a tous les passionnés de la première heure à qui on a coupé les ailes faute de compréhension, faute de moyens, à tous les peuple que l’on a privé de leur culture pour une soi-disant "supérieure", a tous ceux sur le bord de la route parce que pas de chance et une humanité qui se délite. A vous TOUS qui vous reconnaîtrez en ce texte.

L’albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

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Anneaux plégiques

Saint Graal

Pour eux l’Olympe n’a pas d’anneaux

Ce ne sont pas des gens normaux

Pour eux pas de retransmission

Les médias n’ont pas cette mission

Le poids des bots, le choc des anormaux

Qu’il est laid le défi du laid, qu’il est beau le défi du beau

Qu’ils sonnent faux tous ces gens normaux, qu’ils sont laids avec leurs idéaux

Ils ne demande pas des salaires abyssaux ni à être portés comme des héros

Juste un regard, une reconnaissance de ce qui, un jour, peut vous faire défaut

Ils sautent sans jambes, ils courent sans voir, pleurent de douleurs, rient tout haut

Ils ont la simplicité des gens oubliés , la solidarité des humiliés, le cœur qui nous fait défaut

Il n’y a nulle leçon à retenir, aucune morale hollywoodienne,  ne demande pas de tolérance zéro

Ce ne sont pas des mendiants de notre misère intellectuelle, ni des faiseurs d’ordres moraux

Il ne demande pas le graal, ni que l’on décroche la lune, juste un regard plus haut.

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Envers

 

Des poissons dans les maisons
Des oiseaux dans l’eau
Toi, toi mon roi
Toi, toi mon tout mon roi
Il n’y a pas de raison
pour aimer l’endroit

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18 ans un génocide majeur (suite)

10 ans après le génocide Rwandais on retrouvait dans un placard de l’ONU la boite noir de l’avion présidentielle d’Habyarimana. Qu’a-t-elle révélé ?…
18 ans après on retrouve, ou on trouve comme on veut, une liste d’armements de l’armée rwandaise dans un placard de l’ONU. ET alors ?
Le 6 avril 1994 l’avion présidentiel, celui Habyarimana (Président hutu du Rwanda) fut abattu par un missile "l’élément déclencheur du génocide des Tutsi" selon les politiques et Médias. Hors jusqu’a maintenant des dirigeants français et anciens dirigeants rwandais soutenaient mordicus que l’armée rwandaise de l’époque ne détenaient aucun missile et donc n’avait pu perpétré l’attentat et en incombait la responsabilité au FPR ,et par la même à l’actuel président rwandais Paul Kagamé qui était chef des armées du FPR en 1994 . Le juge Bruguière(français) avait même lancé un mandat d’arrêt international à son encontre l’accusant d’avoir déclenché le génocide contre les siens et donc d’être le génocidaire premier.
Le journal "Libération" en date du vendredi 1er juin 2012 nous dit que cette liste était connut depuis plus de vingt ans par l’ONU, donc bien avant le génocide. Nous trouvons dans cette liste une quantité "indéterminée" de missile "sol-air de type SA-7 " et de "15 missiles sol-air mistral". Des armes d’origine française. Avant 1996 il y avait une interdiction de fournir au Rwanda ce genre d’armes.
" Les missiles qui figurent sur la liste de la MINUAR auraient-ils alors été fournis en dépit de l’interdiction officielle? Au nom du même raisonnement (l’interdiction d’exportation en vigueur), un "rapport d’enquête" de l’armée belge datée du 1er août 1994 écartait lui aussi par principe la piste des Mistrals. Toutefois les auteurs précisaient en conclusion que si jamais leur utilisation dans l’attentat du 6 avril 1994 était finalement avérée, une telle information "impliquerait la complicité  des autorités d’une nation qui en possède ou en produit"

18 juin 2012 fin des "Gacaca" tribunaux populaires.
Ces tribunaux très contesté par les détenteurs d’un certains savoir ont pris fins en ayant "jugé" plusieurs milliers de personnes. Je dirais en ayant essayer de rendre justice mais surtout de rendre possible une cohabitation des victimes avec leurs bourreaux.

Les "Gacaca"  était en fait des lieux de réunions ou chacun pouvait s’exprimer. Le terme "Gacaca" signifie "herbe douce".  Les personnes qui ont été choisies pour juger l’ont été par leurs réputations de personnes intègres et reconnues comme telles par la population. Elles ont reçu une formation de base de la part de professionnels.  J’ai personnellement vues certaines vidéos et lus des résultats de quelques "Gacaca".  Je n’y ai pas cru au début car je me suis basé sur les faits juridiques comme un bon occidental de base.  Mais après quelques années je pense que c’était la seule solution.

Cette forme de tribunal était basé sur l’aveu. La personne qui avouait ses crimes avait une sorte de remise de peine, dans le cas contraire il n’y avait pas de clémence et prison à vie,  pour peu qu’il y ait des témoins de ses crimes. (en France on a mis en place cela aussi). La difficulté était déjà que les témoins soient fiables et qu’ils aient surmonter le drame et la peur, et pour certains le regard de la famille car les criminels était quelquefois de la famille.
Certains criminels pour ne pas passer leur vie en prison savaient ce qu’ils avaient à faire, avouer un crime pas trop odieux et nier le reste (les viols surtout et dépeçages).

Malgré cette approximation de justice la vie a pu reprendre et une cohabitation, basée tout de même sur la méfiance, a pu se faire. (mais que pouvait-il leur arriver de pire ?)

Une femme défriche une partie de champ à côté d’une maison en partie délabrée, un journaliste lui parle.( Avec une houe elle défriche un bout de terre, ne se relève pas.)
"savez-vous qu’à côté d’ici un repenti vient de s’installer."
Elle, continuant de désherber  "Il a tué toute ma famille mais il ne l’a pas reconnu, c’est un cousin". Il veut mes terres (Et elle continue avec la houe, elle défriche)
"Comment le vivez-vous ?" Elle se relève et raconte son histoire, sa vie d’avant avec mari, enfants, la maison,  les cultures, jusqu’a…
"Je me fais un jardin pour avoir de quoi manger"-"Je le veille" et elle continue le geste fort automatique, sûr, fertile…elle continue, seule, le geste millénaire, elle défriche.

Dans le poste radio des milles collines il répète inlassablement "Il faut défricher mes frères du levé du soleil au couché, défricher pour qu’il n’y ait plus de mauvaises herbes, défrichez frères, défrichez, arrachez jusqu’aux racines, brûlez" (avril, mai, juin 1994)

Comment vous dire que je vomis tous nos hommes politiques!!

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