9. CONVERSATION AVEC RICHARD STENGEL À PROPOS DU « NON-RACIALISME »
Nous n’avons jamais vraiment accepté l’idée d’une société multiraciale. Nous visons une société non raciale parce que le multiracialisme, de fait, signifie multiplier les races ; cela revient à dire qu’on a beaucoup de races différentes dans le pays. En un sens, c’est perpétuer le concept de « race », et nous préférions dire que nous voulions une société non raciale.
Nous en avons discuté et avons dit exactement ce que nous disons aujourd’hui, à savoir que nous voulons pas d’un pays multiracial, mais d’un pays non racial. Nous nous battons pour une société où les gens cessent de penser en termes de couleur. Ce n’est pas une question de race ; c’est une question d’idées.
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Nelson Mandela (1964) "Conversations avec moi-même"
les races n’existent pas, les ethnies oui, les différentes couleurs de peaux , de religion, de culture, et je suis intolérante envers les racistes purs et durs !
beurk
bise Dan et bonne soirée
Bonjour Juliette,
Je n’en attendais pas moins de toi.
Bises
à l’occasion de l’anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, j’ai entendu un commentaire ce matin à la radio: on ne torture pas quelqu’un qui vous ressemble, la torture n’est possible que sur une personne que l’on considère être d’une autre race… en France aujourd’hui, la réconciliation n’a pas encore été possible tant les blessures sont profondes et un travail de pardon n’a pas vraiment été établi au niveau de l’état!le racisme c’est un repli sur soi par peur de l’autre, qui se transforme rapidement en haine de l’autre qui mène à tous les excès.
Malheureusement il y a plein d’exemples qui nous disent que l’on peut torturer quelqu’un qui vous ressemble. Que font les dictateurs? En syrie en ce moment, dans toutes les guerres. Au Rwanda des personnes ont torturé, découpé des frères, soeurs, oncles, tantes, etc.
Quand un Sarkosy dit qu’il ne faut pas faire dans la repentance, que ce qui a été hier n’est pas aujourd’hui, que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire, il n’y aura jamais de réconciliation possible. Et en plus il manie sans vergogne le contraire avec la nouvelle loi sur le génocide arménien.
Reconnaître n’est pas se repentir mais assumé, et assumé son passé c’est s’ouvrir à l’avenir au futur et de pouvoir à nouveau construire.
Evidemment la discrimination (positive ou négative?) c’est la peur de l’autre et c’est surtout la non reconnaissance de l’autre en tant que quelqu’un qui nous ressemble. Je suis en accord avec Mandela pour ce qui est du mot race et d’une socièté non-raciale.
La radio c’était France-Inter ?
Amitiés.